Peranakan Museum, le musée de la culture peranakan
Le Peranakan Museum est consacré à la culture des Peranakans, communautés métissées nées des mariages entre marchands venus de Chine, d'Inde ou d'ailleurs et populations locales de l'archipel malais. Installé dans l'ancienne école Tao Nan d'Armenian Street, il a rouvert le 17 février 2023 après quatre ans de rénovation, avec un parcours en trois étages : origines, vie familiale et mode. En 2026, le billet adulte pour les visiteurs étrangers coûte 12 S$ (environ 8 €).
Sur cette page
Qui sont les Peranakans ?
Le mot malais peranakan signifie « né ici » ou « enfant du pays ». Il désigne les descendants de commerçants étrangers installés dans les ports d'Asie du Sud-Est, souvent dès le XVe siècle, qui ont épousé des femmes locales et forgé une culture hybride. Les plus nombreux à Singapour sont les Peranakans chinois, appelés Baba (hommes) et Nyonya (femmes), venus surtout de Malacca et de Penang. Il existe aussi des Peranakans indiens (Chitty Melaka) et des Jawi Peranakans, d'ascendance indienne musulmane.
Leur culture mêle religion et rites chinois, langue malaise (le baba malay), tenue et cuisine locales, et goût pour les objets européens. Sous l'administration britannique, beaucoup de Peranakans, anglophones, forment une élite marchande et administrative ; on les appelait parfois les « Chinois du roi ». Notre page sur la culture peranakan développe cette histoire, et la cuisine peranakan (nyonya) a sa propre page.
Un musée unique en son genre
Le musée occupe l'ancienne école Tao Nan, fondée par la communauté hokkien et installée en 1912 dans ce bâtiment de style éclectique, avec sa façade à colonnes et ses vérandas. Il accueille d'abord l'Asian Civilisations Museum (1997), puis devient en 2008 le Peranakan Museum, présenté comme le premier musée au monde entièrement consacré à cette culture. Fermé en avril 2019, il rouvre en février 2023 avec une muséographie entièrement revue, plus attentive à la diversité des communautés peranakan et à leur vie actuelle.
Que voir au Peranakan Museum
Niveau 1 : Origins
La première galerie pose la question de l'identité : qui est peranakan, et qu'est-ce qui rend un objet peranakan ? Portraits de familles, photographies et témoignages montrent la diversité des origines (chinoise, indienne, eurasienne, arabe) et le rôle des ports de Malacca, Penang, Singapour et de Java.
Niveau 2 : Family & Community Life
Le cœur du musée présente la vie domestique et les rites. On y voit l'impressionnant lit nuptial en bois laqué et doré, l'une des pièces phares, et la reconstitution des cérémonies de mariage, qui duraient autrefois douze jours. Les vitrines de porcelaine nyonya, aux tons rose, vert et jaune ornés de phénix et de pivoines, fabriquée en Chine pour ce marché, et les ensembles d'argenterie et de bijoux en or témoignent de la prospérité des familles. Les rites funéraires, les croyances et la place de la cuisine dans la vie familiale complètent la galerie.
Niveau 3 : Fashion
Le dernier étage est consacré à la mode : la kebaya brodée portée avec un sarong de batik, les pantoufles brodées de perles minuscules (kasut manek), les ceintures et broches en or et diamants. On y suit les influences croisées des villes portuaires, de la Chine à l'Europe, et le renouveau contemporain de la kebaya, dont la candidature au patrimoine immatériel de l'UNESCO a été portée conjointement par plusieurs pays de la région.
Tarifs et horaires en 2026
| Visiteurs étrangers | Prix |
|---|---|
| Adulte | 12 S$ |
| Tarif réduit (60 ans et plus, étudiants, personnes handicapées et un accompagnant) | 8 S$ |
| Enfants de 6 ans et moins | Gratuit |
Le musée ouvre tous les jours de 10 h à 19 h, et jusqu'à 21 h le vendredi ; l'admission s'arrête 30 minutes avant la fermeture. Billets sur place ou sur peranakanmuseum.nhb.gov.sg.
Y aller et prolonger la visite
Le musée se trouve au 39 Armenian Street, à 5 minutes à pied des stations City Hall et Bras Basah, et à 5 minutes du musée national. Armenian Street abrite aussi l'Armenian Church, la plus ancienne église de Singapour, et plusieurs galeries d'art. Pour voir les Peranakans dans leur cadre de vie, poursuivez dans le quartier de Katong et Joo Chiat, avec ses shophouses colorées, ses boutiques de kebaya et ses restaurants nyonya.
Combien de temps prévoir ?
Comptez 1 h 30 à 2 heures. Le musée, de taille moyenne, se combine facilement avec le musée national ou l'Asian Civilisations Museum dans la même journée (voir notre panorama des musées).
Conseil : visitez le musée avant d'aller manger nyonya ou de vous promener à Katong : vous reconnaîtrez ensuite les motifs des carreaux de céramique, les plats et les porcelaines. Le vendredi soir, l'ouverture jusqu'à 21 h permet une visite tranquille après une journée chaude.
Questions fréquentes
Le Peranakan Museum est-il ouvert ?
Oui. Fermé pour rénovation d'avril 2019 à février 2023, il a rouvert le 17 février 2023 et ouvre tous les jours en 2026, de 10 h à 19 h (21 h le vendredi).
Combien coûte le Peranakan Museum ?
12 S$ pour un adulte étranger et 8 S$ en tarif réduit en 2026 ; gratuit pour les enfants de 6 ans et moins.
Que veut dire « peranakan » ?
Le mot malais signifie « né ici ». Il désigne les descendants métissés de marchands étrangers, surtout chinois, établis dans les ports d'Asie du Sud-Est.
Où voir la culture peranakan en dehors du musée ?
À Katong et Joo Chiat, à l'est de la ville, pour les maisons, les boutiques et les restaurants, et dans la cuisine nyonya servie dans toute la ville.
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